Des textiles producteurs d’énergie: lancement du projet Soltex par Sunpartner

Un fil photovoltaïque permettant de créer des textiles intelligents, qui produisent de l’énergie à partir de la lumière : ce sera une réalité dès 2019, grâce au projet Soltex. Pour mettre en œuvre cette technologie unique, Sunpartner Technologies, spécialiste des solutions solaires innovantes, coordonne un consortium réunissant chercheurs et industriels avec le soutien de Bpifrance. Le projet intégrera également un club d’utilisateurs, qui permettra de préparer le marché et ses nombreuses applications.

Demain, des textiles producteurs d’énergie

Le projet Soltex a pour objectif de créer un fil textile photovoltaïque, pouvant s’intégrer dans les nappes de fils standards au moment de la fabrication du textile. Celui-ci permettra, à partir de la lumière naturelle ou artificielle, de produire de l’énergie. Une idée révolutionnaire, qui implique de développer une technologie de captage et de conversion de l’énergie adaptée. Résultat : des produits textiles intelligents, autonomes en énergie ou intégrant une alimentation en énergie électrique destinée à des fonctions de proximité, sans pour autant altérer l’esthétique et les caractéristiques mécaniques du textile original. Le rendement escompté de cette nouvelle technologie textile photovoltaïque est de l’ordre de 10W/m2. Les applications pressenties sont nombreuses : vêtements techniques et équipements sportifs d’extérieur, stores et toiles d’ombrage pour les bâtiments, bâches de protection, filets de protection dans les serres agricoles, garnitures intérieures de voiture, de train ou d’avion, par exemple, pourraient ainsi fonctionner de manière autonome en énergie.

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Un programme de recherche collaborative

Pour mener à bien le développement de cette technologie de rupture, Sunpartner Technologies, coordinateur du projet Soltex, a mis en place un consortium, réunissant des acteurs aux savoirs-faire innovants et complémentaires. Celui-ci comprend 5 industriels et un institut de recherche :

- Sunpartner Technologies, spécialiste des NTE (Nouvelles Technologies de l’Energie) photovoltaïques et créateur de Wysips®, un composant photovoltaïque, capable de transformer tout support en surface autoproductrice d’électricité d’origine lumineuse

- Qualiflow Therm, filiale du groupe SEMCO Engineering fabricant d’équipements pour l’industrie électronique et photovoltaïque

- Payen, fabricant français et leader européen des fils et tissus élastiques

- Texinov, fabricant français de textiles techniques (www.texinov.fr) spécialisé dans la technologie de tricotage par maille jetée et dans la fabrication de surfaces textiles en grande largeur (jusque 6m60).

- RaidLight, marque française pionnière dans les vêtements et équipements outdoor pour le Trail-Running.

- Un institut de recherche : CEA-Liten, Laboratoire d’Innovation pour les Technologies des Energies Nouvelles.

Sunpartner Technologies, coordinateur du projet

En sa qualité de coordinateur, Sunpartner Technologies sera notamment chargé du management global du projet, du développement et de l’industrialisation du fil photovoltaïque, du développement et de l’intégration de solutions de gestion de l’énergie avec la société GreenSystech qui interviendra en sous traitant. Sunpartner Technologies a souhaité se faire accompagner par la société Leyton dès la phase de préparation du dossier afin d’optimiser les délais et la qualité du dossier puis leur a proposé d’en assurer la gestion administrative et financière. Le rôle de Leyton pour cette gestion est d’être un point de contact pour toutes les questions du consortium et un facilitateur de relation et de livrables à BPI France.

Selon Jean-Luc Ledys, Technology & Innovation VP, « le développement et la mise sur le marché de cette technologie complémentera l’offre actuelle du groupe en solutions invisibles de production d’énergie photovoltaïque pour des besoins d’autonomie locale. »

Le CEA Liten interviendra principalement dans la phase de développement du fil photovoltaïque en s’appuyant sur ses compétences et son expertise du photovoltaïque en films minces.

Qualiflow Therm aura la responsabilité de développer l’équipement de fabrication du fil textile photovoltaïque qui sera nécessaire pour l’industrialisation. Payen et Texinov interviendront dans les spécifications du fil textile photovoltaïque, mais assureront le développement de l’intégration du fil dans les chaines de tissage ou tricotage. Ils développeront des démonstrateurs produits dans leur domaine marché respectifs comme la société Raidlight-Vertical. Selon Didier Dieppois, Directeur technique du groupe Payen « ce projet industriel, intégrateur de tous les métiers du groupe PAYEN, représente une véritable opportunité de développement. »

Le club utilisateurs Soltex

Au delà du Consortium, un club d’utilisateurs va être créé et constitué d’acteurs français ou internationaux de la filière textile. Celui-ci aura pour mission d’alimenter le consortium, au plan des spécifications et des contraintes, et de permettre aux acteurs industriels du consortium, de préparer la mise sur le marché des produits utilisant du textile photovoltaïque.

Un nouveau projet de serres solaires pour SunPartner

Permettre à la filière microalgues sous serres d’exploiter son extraordinaire potentiel  de développement en minimisant ses coûts de production et son empreinte environnementale, tel est l’enjeu du projet Purple Sun de serre photovoltaïque pour microalgues (MPG). 

Purple Sun vise la mise au point d’un concept révolutionnaire de serre solaire permettant d’utiliser sélectivement la lumière pour combiner, de manière optimale, la production de biomasse algale par photosynthèse et la production d’énergie photovoltaïque. Cette nouvelle génération de serre solaire offrira un rendement élevé à des coûts réduits, permettant d’accélérer le développement de la filière microalgues. Ce programme de R&D vient d’obtenir un financement ANR global de 3M€ sur trois ans.

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Le développement de la filière microalgues : un enjeu économique et un défi technologique

Dotées d’une croissance rapide, les microalgues ont la particularité de pouvoir produire des substances industriellement intéressantes. Déjà utilisées dans l’alimentation animale, les cosmétiques et les produits pharmaceutiques, les microalgues sont apparues ces dernières années comme une filière prometteuse pour la chimie verte (engrais, bioplastiques) et les bioénergies (biogaz et biodiesel). Ces micro-organismes photosynthétiques constituent en effet  une solution efficace pour le recyclage du CO2 et la production de biocarburants dits de 3ème génération.

Pour rendre cette filière compétitive, il faut en améliorer les bilans à la fois environnementaux et économiques. L’un des défis majeurs consiste à en réduire les coûts, notamment les coûts énergétiques. Le défi technologique est de pouvoir partager l’utilisation du rayonnement solaire en une partie optimale pour la culture algale et le reste pour produire l’électricité photovoltaïque requise par le procédé de production, en accord avec le concept de bio raffinerie.

Vers des serres photovoltaïques pour microalgues

Le consortium réuni dans le cadre du programme ANR Bio-Matières et Energie (Bio-ME) 2013 rassemble sept partenaires engagés dans une réflexion prospective au service de la filière microalgues. Leurs expertises s’appuient sur les techniques modernes de design et de pilotage des serres (INRA), et mobilise les compétences de spécialistes en microalgues (LOV et INRIA), en technologies photovoltaïques innovantes (Sunpartner Technologies et Armines), en calcul numérique et en étude d’impacts (ACRI et INRIA).

Ensemble, ils ont été plus loin en imaginant un nouveau concept de système de culture de microalgues à énergie positive, dont la vocation est d’utiliser sélectivement la lumière pour combiner la production de biomasse algale par photosynthèse et la production d’énergie photovoltaïque.

Déjà distingué en novembre 2013 par le Conseil Général des Alpes Maritimes, le concept de serre photovoltaïque pour microalgues (MPG) s’est vu remettre le prix spécial du jury des « Trophées Climat Energie ».

….. une rupture technologique

Des expériences préliminaires réalisées sur la microalgue Dunaliella salina ont démontré la pertinence de la technologie photovoltaïque « transparente » Wysips® (What You See is a Photovoltaic Surface) inventée et développée par Sunpartner Technologies (ayant reçu le prix « NOBEL Sustainibility Supported Clean TechCcompany 2013 »). En effet, l’utilisation de Wysips® permet à la fois de maintenir la productivité biologique aux intensités lumineuses moyennes et de réduire la mortalité aux fortes intensités, tout en produisant de l’électricité photovoltaïque.

Les développements technologiques du projet seront orientés selon leur coût et leurs impacts sur l’environnement. Le projet vise à déterminer et tester le design d’une solution photovoltaïque spécifique optimisant l’utilisation globale du spectre solaire pour les productions photovoltaïque et photosynthétique.

Des expériences seront menées pour mieux comprendre et maîtriser l’effet d’une lumière colorée (dépourvue de certaines longueurs d’onde) sur le taux de croissance des microalgues et leur bioaccumulation de composés énergétiques. À terme, l’objectif est de préparer la prochaine génération de composants photovoltaïques optimisés pour les serres. Les gains et les coûts seront évalués à l’échelle de la serre photovoltaïque pour microalgues (MPG) grâce à des outils numériques de simulation validés par les données expérimentales acquises dans des serres «preuve de concept».

Un nouveau tour de table de 6,7M€ pour notre pépite Sun Partner

Le concepteur de technologies solaires nouvelles réunit 6,7 M€ auprès de ses actionnaires historiques et de Sigma Gestion, nouvel entrant avec un nouveau FO du Nord, LAC.

La jeune société aixoise à l’origine de la technologie photovoltaïque transparente Wysips vient-encore- de lever 6,7 M€, portant à 19,9 M€ les fonds levés depuis 2010. Il faut dire que son invention fait monter la pression au vu des applications possibles pour son film transparent capable de produire de l’énergie, et par conséquent, d’augmenter l’autonomie de nos objets mobiles. Toujours soutenu par Davanière Capital et Eurowatt, investisseurs de la première heure, SunPartner reçoit pour ce tour le soutien de Sigma Gestion, nouvel entrant. Ces trois investisseurs apportent à eux seuls plus de la moitié de la somme. Interviennent pour le solde des investisseurs fidèles -Crédit Agricole et Gravitation, la holding de Charles Beigbeder- mais aussi un nouveau family office du Nord, LAC.

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Premiers contrats

Fondée en 2008, la société aixoise employant aujourd’hui une quarantaine de personnes avait déjà levé 2 M€, l’été dernier (lire ci-dessous). Cette deuxième tranche modifie la structure du capital avec une diminution de la part détenue par le bloc des dirigeants, fondateurs ainsi que Davanière / Eurowatt de quelque 10 points à 70 %, les fondateurs seuls n’étant plus majoritaires qu’avec les dirigeants. Cette injection d’argent frais permettra à la société, qui a déjà développé un hublot pour Vision System (voir sa fiche ci-dessous), de lancer la fabrication de petites séries cet été et de fournir Tag Heuer. Ce dernier a en effet retenu la technologie Wysips pour équiper son nouveau téléphone Meridiist Infinite. En revanche, pour répondre à des besoins de masse, SunPartner est à la recherche de partenaires. « Nous rencontrons, en Asie notamment, des acteurs industriels qui pourraient livrer des fabricants de téléphone comme TCL Communication lequel veut mettre sur le marché en 2015 un mobile doté de notre technologie, explique Ludovic Deblois, dirigeant de SunPartner. Nos process de fabrication sont compatibles avec ceux des producteurs d’écrans et des fabricants de couches minces de cellules photovoltaïques. »
100 M€ cumulés en 2016

La société poursuit en parallèle sa politique de propriété intellectuelle visant 100 brevets déposés en 2015. Enfin, elle travaille à son déploiement commercial, avec le projet d’ouvrir des bureaux à l’étranger, et poursuit sa R&D. En partenariat avec le CNRS et l’Iniria elle contribue au développement d’un composant photovoltaïque transparent filtrant les rayons du soleil pour la culture des algues…Une application de plus pour Wypsis qui vise déjà l’équipement de tous les objets communicants mobiles, du vitrage des bâtiments (pour alimenter la domotique…) ou encore des panneaux publicitaires autonomes. La société ouvre encore le champ de ses applications en collaborant avec Oledcomm, un spécialiste du LiFi (wifi par les Leds) qui lui permettrait de mettre au point un composant multifonctionnel. SunPartner vise 6 M€ de chiffre d’affaires cette année et espère avoir cumulé d’ici 2016 quelque 100 M€ de revenus.

Retrouvez l’article d’Anne Joly sur CF News

Des économies de 500M€ pour les clients de Certinergy

CertiNergy, acteur majeur de l’efficacité énergétique en France soutenu par Starquest Capital, annonce que les actions auxquelles elle a contribué en 5 ans représentent l’équivalent de la production de 600 éoliennes. Une formule qui fonctionne et qui s’exporte : après l’Italie et l’Angleterre, CertiNergy compte s’implanter dans un nouveau pays dès cette année.

CertiNergy s’est affirmé comme un acteur majeur de l’efficacité énergétique en contribuant à la réalisation d’économies d’énergie pour tous les consommateurs : particuliers, collectivités territoriales, foncières et industriels (des PME/PMI aux entreprises du CAC 40).

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Depuis sa création, l’ensemble des actions qu’elle a aidé contribue maintenant à faire économiser 2,5 TWh d’énergie par an en France. Un chiffre qui représente près de 40 % de la production annuelle d’une tranche nucléaire ou celle de 620 éoliennes.

«En plus de 5 ans d’activité, l’impact de ces actions représente déjà une économie de plus de 500M€ sur les factures des partenaires de CertiNergy. C’est aussi l’équivalent de plus de 1,3 millions de tonnes de Co2 non rejetées dans l’atmosphère », précise Frédéric Utzmann, président de CertiNergy.

CertiNergy conforte sa position de PME dynamique dans un contexte économique difficile. Fin 2013, son chiffre d’affaires s’établissait en croissance à 61 millions d’euros, dont près de 15 % réalisés à l’export 2 ans seulement après le lancement de sa première filiale internationale.

Avec la transposition de la Directive Efficacité Energétique, CertiNergy se tient prête à prendre toute sa part dans la promotion de la politique d’efficacité en France et en Europe. Et à jouer plus que jamais son rôle de générateur d’économies d’énergie.

 

Le capital risque, facteur clé de la transformation numérique des entreprises

Le CXP, cabinet européen d’analyse et de conseil en logiciels, a présenté la dixième édition du Truffle 100 France qu’il réalise pour Truffle Capital, acteur important du capital-risque européen. C’est un classement de référence des 100 premiers éditeurs de logiciels français. 

Que faut-il retenir de ce cru ? Globalement, le dynamisme du logiciel made in France, encouragé par la transformation numérique de l’entreprise. « L’entreprise est confrontée aujourd’hui à un enjeu essentiel : celui de sa “transformation numérique” et des répercussions concrètes que cette évolution entraîne sur son fonctionnement et son métier. Ces dernières années, on a vu se développer une multitude de technologies qui se sont traduites en solutions disponibles et commercialisables : le Software as a Service (SaaS), les applications mobiles et le concept de Data Mobility, la dématérialisation des processus, les Big Data, les réseaux sociaux d’entreprise et les nouvelles approches collaboratives qu’ils suscitent, l’intelligence collective, l’Internet des objets, la géolocalisation… et bien sûr, clé de voûte de cet ensemble, le Cloud. Le système d’information est le sésame de cette transformation numérique. », commente Laurent Calot, président du directoire du groupe CXP

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Le secteur est créateur d’emploi 

L’effectif total des sociétés progresse cette année, évoluant de 75 910 employés en 2012 à 78 800 en 2013 (+ 3,8 %). L’effectif R&D, avec 15 000 chercheurs, pèse désormais 19 % de l’effectif total, contre 18 % en 2012. Autre point, 78 % des éditeurs français n’envisagent pas de délocaliser leur R&D, un taux en augmentation par rapport à 2012 (68 % des éditeurs). Laurent Calot précise que « les anciennes cloisons entre les éditeurs, les intégrateurs, les hébergeurs et les prestataires de services IT sont en train de se dissoudre, et l’on voit naître peu à peu tout un écosystème de fournisseurs. Le cloud dope et remodèle le paysage logiciel : de nouveaux acteurs se positionnent sur les multiples déclinaisons possibles du SaaS, proposant des services connectés spécialisés qui viendront enrichir un système d’information de plus en plus hybride. Véritables courtiers du cloud, ces nouveaux venus dans le monde de l’édition logicielle ouvrent des perspectives prometteuses. »

Concentration du CA et baisse de la profitabilité

Le chiffre d’affaires total évolue favorablement, passant de 9 milliards d’euros en 2012 à 9,3 milliards d’euros en 2013. Le marché français de l’édition de logiciels reste concentré : les 5 premiers éditeurs du classement représentant en effet 53 % du chiffre d’affaires global. La société leader, Dassault Systèmes, totalise, elle, 30,3 % du chiffre d’affaires. Le résultat net du palmarès est de 604 millions d’euros en 2013 contre 693 millions d’euros l’année précédente. Le taux de profitabilité passe ainsi de 8 % du chiffre d’affaires en 2012 à 6,4 % en 2013, une baisse de 20 %. Les profits sont mieux répartis : les cinq premiers éditeurs du Truffle 100 France pèsent, en 2013, 68 % du chiffre d’affaires (45 % en 2012) et les trois premiers 50 % (56 % en 2012).

L’Ile de France reste en tête avec 82 % du CA édition, 84 % des effectifs et 81 % des effectifs R&D. La région Rhône-Alpes tire son épingle du jeu avec 8 % du CA édition, 7 % des effectifs et 8 % des effectifs R&D. « Ces deux clusters ont donc une carte à jouer sur le marché européen », indique le CXP.

L’avis des éditeurs

Selon les 100 premiers éditeurs de logiciels français, les principales tendances qui tireront le marché sont avant tout le cloud computing et le SaaS pour 76 % d’entre eux, et les applications mobiles pour 61 % d’entre eux. Et, pour eux, les mesures publiques susceptibles de favoriser le développement du secteur sont le développement du capital risque (56 %), le Crédit Impôt Recherche (50 %), le Small Business Act pour (35 %), le programme européen de R&D (33 %), et, enfin, la brevetabilité des logiciels (8 %).

« Nous sommes entrés dans une nouvelle ère où l’univers du logiciel et des technologies numériques est en train de bouleverser, plus radicalement que jamais, les repères traditionnels des entreprises, leurs façons de travailler, de produire et de commercialiser, les relations qu’elles entretiennent avec leurs collaborateurs, avec leurs clients, avec le marché. Nous sommes entrés définitivement dans l’ère numérique », conclut Laurent Callot

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