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La psychologie entrepreneuriale au centre de notre approche du capital risque

Curieux d’en apprendre davantage ? Nous avons répondu aux questions de Maddyness sur notre vision du métier. 

Dans un métier où Excel et les statistiques ont tendance à prendre le dessus, Starquest Capital met l’accent sur le critère humain. Il font d’ailleurs appel, et sont les seuls dans leur domaine à le faire, à un spécialiste de la psychologie entrepreneuriale, en la personne de Matthieu Langeard, contributeur régulier sur Maddyness. La rédaction a souhaité en savoir plus et vous propose le témoignage du seul fonds d’investissement qui utilise la psychologie entrepreneuriale auprès des fondateurs de sociétés.

Présentation du fonds: effectif, montant à investir, domaines, historique

Starquest Capital est un fonds de capital innovation créé en 2008 par Arnaud Delattre et Emmanuel Gaudé, tous deux passionnés par les aventures entrepreneuriales. Leur expérience aux côtés d’entrepreneurs, leur a montré que les meilleurs outils ne sont ni les plus beaux tableaux Excel ni les plus beaux business plans mais une analyse centrée sur la valeur stratégique du projet et la personnalité de l’entrepreneur.

Après 6 années à suivre cette approche, nous sommes devenus le deuxième fonds français en nombre d’opérations, nous en réalisons une trentaine par an. Nous finançons actuellement 74 PME avec un ticket moyen de 300 000 euros. Nous sommes multi-sectorisés mais avons une affinité particulière pour le web et le green qui représentent près de la moitié de notre portefeuille. Depuis 2008, l’équipe s’est agrandie et nous sommes désormais six à vivre l’aventure.

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Pour un fonds d’investissement, quelles sont les qualités requises pour un entrepreneur?

Avant tout sa capacité à développer une vision fortement créatrice de valeur sur un marché donné, puis à en garantir une excellence de tous les jours dans l’exécution concrète. Ce qui signifie sa capacité à s’entourer rapidement de compétences complémentaires, à déléguer, à faire confiance. Puis sa résilience lorsque le marché résiste et son agilité lorsqu’il faudra inventer une nouvelle direction pour le business (les meilleures réussites sont souvent des changements de trajectoires). Son aptitude à collaborer avec ses actionnaires détermine également la fluidité de son développement, surtout lorsque celui-ci est très rapide.

Est-ce que la prise en compte de la psychologie entrepreneuriale améliore les retours sur investissement?

En mettant l’humain au cœur de notre système, pas simplement comme un argument marketing mais en essayant d’appliquer plusieurs critères différenciants d’analyse comportementale, nous avons la prétention de dire que nous nous trompons moins que les autres acteurs de la place.

Nous n’avons pas encore fait de sorties mais au regard de notre taux de défaillance historiquement bas (5 sociétés sur les 74) nous sommes convaincus que la prise en compte de la psychologie entrepreneuriale est le principal levier du succès des startups que nous accompagnons. Des éléments comme la convergence entre la trajectoire de vie et le projet, la capacité à bousculer les normes, briser les lignes ou la sincérité sont des facteurs clés que nous tentons d’apprécier chez les entrepreneurs que nous accompagnons.

Un de nos seuls échecs cinglants, quelques mois après notre entrée au capital, est le seul deal dans lequel sont intervenus des fonds d’investissement renommés déjà présents au capital (et qui réinvestissaient à nos côtés), les meilleurs avocats de Paris, des auditeurs de premier plan et un leveur de capitaux également incontestable. Nous avons eu la faiblesse de prendre ceci comme une accumulation de sécurités et avons dérogé à nos propres méthodes.

Pour finir sur une note positive, c’est un dossier d’amorçage que nous avons refusé une première fois avant de finalement s’engager et qui est aujourd’hui une de nos plus belles pépites. Il faut savoir appliquer à soi-même ce que l’on demande aux entrepreneurs : rien n’est jamais définitif.

Retrouvez l’interview sur le site de Maddyness

Capital-risque 2012 : 484 M€ investis

Les jeunes pousses françaises ont réuni 484 M€ en venture en 277 tours de table. La montée en puissance des corporate et des fonds régionaux, ainsi que le poids grandissant des réinvestissements ont garanti la stabilité des montants investis.

icone_graphique_baisse_articleLes investissements en capital-risque se maintiennent en France en 2012. En tout cas sur le nouveau périmètre retenu par CFnews portant uniquement sur les sociétés françaises investies par des VCs (français ou étrangers), sans prendre en compte désormais les opérations d’investisseurs hexagonaux à l’étranger. La baisse dans ce segment n’apparait que de 0,7 % en valeur à 483,8 M€ et de 2,5 % en volume à 277 opérations. Pour rappel, les tours de capital-risque portent sur des jeunes entreprises n’ayant pas encore ou tout juste atteint l’équilibre financier.

Recul des fonds fiscaux…

CHAUSSONFINANCE_sfillias_smallCette stabilité apparente cache sans doute des évolutions dans les profils des investisseurs. Les gérants de FIP/FCPI dont les levées ont reculé d’une quinzaine de pour-cents tant en ISF qu’en impôt sur le revenu (lire ci-dessous), semblent moins actifs. “La baisse des investissements est assez corrélée à celle des collectes des fonds fiscaux. Et du côté des FCPR, s’il y a eut quelques bonnes nouvelles, chez Ventech et 360 par exemple, elles sont intervenues en fin d’année”, rappelle Sabine Fillias (photo ci-contre), associée chez Chausson Finance, dont le baromètre semestriel porte sur les opérations des VCs français dans les entreprises françaises et européennes des nouvelles technologies, en capital-risque et capital-développement.

… mais essor des fonds régionaux

canopee_egaude_small“Dans notre fourchette d’investissement habituelle, de 300 K€ à 1 M€, nous constatons une concurrence moindre des autres fonds ISF, confirme Emmanuel Gaudé (photo ci-contre), associé chez Starquest Capital, un investisseur particulièrement actif avec près d’une trentaine d’opérations en 2012. Mais ces acteurs sont en partie remplacés par des fonds régionaux, tels que Go Capital et Soridec”. Des investisseurs largement soutenus, comme de nombreuses sociétés de gestion, par le FNA, qui a participé aux levées de fonds de neuf véhicules en 2012 (voir les fiches annuaires de ces acteurs).

Retour confirmé des corporate

Parmi les autres acteurs dont l’activité augmente, comme celle des entrepreneurs-investisseurs, les corporate ont confirmé en 2012 leur retour, via des fonds directs ou par le biais de sociétés de gestion existantes, en termes d’investissements mais surtout de levées de fonds. Iris Capital a ainsi commencé à investir les fonds Orange / Publicis, notamment en France (YouScribe, V3D, Delfmems, BuyBox…). C’est également le cas d’Ecomobilité Ventures (SNCF, Total, Orange) qui a réalisé ses trois premières opérations dont les français Ez-Wheel et Zilok Auto, de Demeter (Suez Environnement, Air Liquide…) qui se lance dans l’amorçage, d’Innovacom qui repart avec le soutien notamment d’Alcatel-Lucent, Orange, SEB et Soitec ou encore d’Electranova Capital (EDF) géré par Idinvest. A noter que les fonds étrangers sont particulièrement présents dans les sociétés plus matures, déjà bénéficiaires (capital-développement).

Sensee, plus gros tour avec 17,5 M€

En capital-risque uniquement, les principaux tours de table ont été ceux de l’opticien en ligne Sensee (17,5 M€ d’Idinvest, Orkos et Partech), de la biopharma Poxel (13 M€ d’Edrip, Innobio et Omnes) et de la biotech Txcell (12,4 M€ d’Innobio, Seventure, Auriga), suivis de Exosun, LDR Medical, McPhy Energy, Sigfox, Delfmems, La Fourchette et Pharnext (retrouver le tableau dans le PDF ci-dessous).

Les deuxièmes et troisièmes tours réunissent plus de 60 % des montants

Au niveau des stades d’investissements, l’amorçage reste stable en valeur mais recule en nombre d’opérations alors que les premiers tours connaissent une situation inverse. A noter une progression de 23 % des investissements en deuxième tour, même si le nombre de sociétés financées à ce stade semble se tasser. Au total, plus de 60 % des montants investis en capital risque sont allés dans des deuxième tours et suivants. “Il y a une tendance des fonds à se diriger de plus en plus vers des sociétés plus matures. Et celle-ci va de pair avec la montée des réinvestissements, due sans doute à un ‘effet crise’ “, remarque Sabine Fillias.

Internet toujours devant la santé

xange_hschricke_smallLes biotech et surtout les produits pharmaceutiques et matériels médicaux ont été particulièrement soutenus par les investisseurs et représentent désormais près de 25 % des montants. Internet reste le secteur le plus prisé, en recul cependant, à plus de 26 % des sommes investies. Parmi les principaux secteurs, les logiciels et services informatiques voient également leur poids diminuer, à 14,4 %. “Nous voyons toujours un deal flow de qualité. Certains domaines nouveaux se développent, comme la consommation collaborative ou le machine to machine. Il y a un mouvement du venture pour accompagner assez tôt ces sociétés innovantes qui apportent une vraie rupture de nature à bouleverser un marché”, souligne Hervé Schricke (photo ci-contre) dont la société de gestion XAnge s’est montrée plus active en 2012, grâce à un premier closing en début d’année de son FCPR Capital 2 (lire ci-dessous).

Le pouvoir davantage dans les mains des financiers

Même si les sociétés positionnées sur des secteurs innovants attirent certains VCs, le contexte économique toujours morose devrait encourager les investisseurs à consacrer une part croissante de leurs ressources, qui ont tendance à se raréfier, aux réinvestissements. “La compétition se fait plus forte entre les entreprises pour lever des fonds, notamment à l’intérieur des portefeuilles. Le pouvoir est de moins en moins dans les mains des entrepreneurs que des financiers“, résume Sabine Fillias.

Vendée. Basée à Fontenay, Tracers lance son code-barre intelligent

Cette entreprise a inventé un système visuel qui permet de détecter toute rupture de la chaîne du froid. Un badge qui devrait révolutionner le transport, selon ses concepteurs.

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Comment être certain qu’un produit – qui doit être conservé à température froide ou négative – le reste quand il voyage ? Surtout si le point de chute est éloigné ? Tracers Technology a trouvé la solution. Elle a la dimension d’une carte de crédit et comporte des codes-barres, mais ceux-là sont « intelligents ». Etalonné à la température voulue, le badge voyage avec le produit, collé à l’emballage. En cas de rupture de la chaîne du froid, on ne peut plus lire un des codes-barres, il y a donc eu un problème. Ce badge « archive tout et en temps réel ». Il révélera, à quel moment, il y a eu dysfonctionnement.

Cette invention brevetée, mise au point par Tracers Technology, devrait « révolutionner le monde », d’après ses concepteurs : Jean-Pierre Viguié, le responsable recherche et développement, et Olivier Rayant, président.

Révolution ? Parce que jusqu’ici, on a des « contrôles électroniques, mais moins performants que notre badge qui est un système de reconnaissance visuel », explique Jean-Pierre Viguié. Par son prix, « parce qu’il est dix fois moins cher que les systèmes existants ». Parce que cette sorte de mouchard thermique « pourrait bien soulever quelques surprises » et bousculer certaines habitudes.

À l’assaut du marché

Le badge se destine aux produits agroalimentaires et à des produits liés à la santé (vaccins et autres). En période de certification, il se lance sur le marché « mondial ». « Nous venons d’embaucher une directrice export, un directeur marketing et commercial. On va bientôt recruter un directeur technique. On envisage d’avoir une dizaine de salariés sur les machines », annonce Olivier Rayant.

Une machine prototype fabrique 1 500 à 2 000 badges par jour, mais le but est de passer de l’échelle expérimentale à l’industrielle très rapidement. Et le marché est immense : « Par jour, en France, 62 000 tonnes de produits alimentaires sont transportées dans des camions frigo, un million de tonnes dans le monde. Sur les 22 000 produits pharmaceutiques livrés par jour dans l’hexagone, un tiers est soumis à un contrôle température. »

« L’hygiène et la traçabilité des produits vont devenir une des préoccupations des fabricants. Un système comme le nôtre valorisera les entreprises sérieuses. » Du producteur à l’entreposeur, en passant par le transporteur. « Il générera un capital confiance aux professionnels qui l’utilisent », vante Olivier Rayant.

Un investisseur vient d’engager « 250 000 € » dans l’entreprise. Starquest capital, représenté par Emmanuel Gaudé, assure « son accompagnement dans la durée ». Il vient de découvrir Fontenay-le-Comte, les locaux de Tracers Technology situés face à la Cavac, dans l’atelier d’un ancien grossiste en matériel électrique. C’est par le réseau Entreprendre en Vendée que Tracers s’est installé ici.

Biofluides : 4 brevets et un fonds pour une PME en plein développement – Les Echos

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Grâce à une technologie innovante protégée par 4 brevets, la PME Biofluides a su convaincre le fonds Startquest Capital.

« Ne gaspillez pas les calories de vos eaux grises  ! », tel pourrait être le slogan de la société Biofluides Environnement, qui a déjà une douzaine d’installations à son actif. Avec un principe simple : récupérer les calories de l’eau rejetée par nos douches ou autres lave- linge, encore à une température moyenne de 25 ou 30 °C. Un véritable gâchis sur lequel le suisse Rabtherm s’est penché pour développer un système commercialisé en France par Lyonnaise des Eaux sous le nom de « Degrés Bleus », pour équiper les écoquartiers.

Alors qu’Alain Mouré, fondateur de Biofluides, a développé sa technologie Energy Recycling System (ERS) pour l’eau sanitaire et le chauffage des immeubles. Protégé par quatre brevets, ce système assez compact peut être installé dans des bâtiments existants. Un investissement lourd pour cette entreprise, qui s’est, du coup, retrouvée en difficulté financière.

Un million d’euros du fonds Starquest Capital pour se développer

Jusqu’à l’arrivée du fonds Starquest Capital, spécialisé dans les « cleantechs », qui a investi 1 million d’euros l’an dernier et pris le contrôle de la société, dont Alain Mouré reste le président, chargé de la R&D. « Notre système peut fournir de 40 à 60 % de l’eau chaude sanitaire d’un immeuble », assure Denis Fournier, directeur général de Biofluides Environnement, qui vient d’équiper avec sa technologie un ensemble de 82 logements sociaux au coeur de Paris (photo), livrés ce mois-ci par ICF Habitat La Sablière. « C’est une technologie très efficace qui permet d’atteindre les obligations réglementaires en matière d’efficacité énergétique », note Jean-Pierre Hue, responsable du pôle technique et énergie du bailleur social, filiale de la SNCF, qui va réhabiliter une tour de 30 étages et 170 logements à Paris, en visant le label BBC.

Biofluides

Date de création : 2006
Président : Alain Mouré
Chiffre d’affaires : 2,4 millions d’euros en 2013 (au 31 mars)
Effectif : 14 personnes
Secteur : chauffage

Communiqué de Presse – Starquest Capital ne connaît pas la crise

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Dans un contexte législatif instable et alors que plusieurs fonds annoncent une baisse de leur collecte, les performances de Starquest Capital en termes de fonds sous gestion et de nombre d’investissements sont en forte hausse sur l’année 2012.

Sur le cœur du segment du Capital Risque (investissements dans la tranche de 300 à 800 K€), Starquest Capital s’est imposé comme l’acteur de référence en France, avec une approche résolument tournée vers des prises de risques assumées et une recherche active de plus-values, pour servir à ses souscripteurs une plus-value indépendante de leurs avantages fiscaux.

Starquest est convaincue que les crises sont avant tout des zones d’opportunités pour des acteurs qui accélèrent quand tout le monde freine, et s’inscrit dans une optique de forte croissance de son activité en 2013.

Le succès d’une approche différente

“Investir en entrepreneurs et non en financiers” et « miser sur l’homme plutôt que sur l’Excel » sont des principes qui fondent le succès de Starquest depuis sa création en 2008. Un succès qui s’accélère en 2012, alors que de nombreuses structures de capital-risque signalent une baisse significative de leur collecte. Starquest bat, comme chaque année depuis sa création, son record de souscriptions qui ont progressé de 61 % en 2012.

Une position incontournable dans le financement des secteurs innovants

Starquest Capital confirme son statut d’acteur parmi les plus actifs du capital risque français avec une trentaine d’investissements en 2012.

La société, créée par Arnaud Delattre et Emmanuel Gaudé, continue d’investir sur des thèmes porteurs d’avenir et de croissance, tels que l’efficience énergétique, la sécurité informatique, le Marketing Web… Les critères de sélection essentiels restant la qualité entrepreneuriale du dirigeant et l’intensité de la rupture technologique ou de l’approche commerciale. C’est ainsi que Starquest a renforcé son soutien à Neolux (solutions d’éclairage à base de LED), a investi dans Biofluides (récupération de calories sur eaux grises), Visimmo 3D (salons virtuels), Newscape (modélisations 3D), Vodeclic (e-learning),Tracers Technology (traçabilité sur chaîne du froid), ou encore dans Agora Pulse (solutions CRM sur réseaux sociaux).

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Starquest-Capital
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