Monthly Archives: February 2013

Vendée. Basée à Fontenay, Tracers lance son code-barre intelligent

Cette entreprise a inventé un système visuel qui permet de détecter toute rupture de la chaîne du froid. Un badge qui devrait révolutionner le transport, selon ses concepteurs.

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Comment être certain qu’un produit – qui doit être conservé à température froide ou négative – le reste quand il voyage ? Surtout si le point de chute est éloigné ? Tracers Technology a trouvé la solution. Elle a la dimension d’une carte de crédit et comporte des codes-barres, mais ceux-là sont « intelligents ». Etalonné à la température voulue, le badge voyage avec le produit, collé à l’emballage. En cas de rupture de la chaîne du froid, on ne peut plus lire un des codes-barres, il y a donc eu un problème. Ce badge « archive tout et en temps réel ». Il révélera, à quel moment, il y a eu dysfonctionnement.

Cette invention brevetée, mise au point par Tracers Technology, devrait « révolutionner le monde », d’après ses concepteurs : Jean-Pierre Viguié, le responsable recherche et développement, et Olivier Rayant, président.

Révolution ? Parce que jusqu’ici, on a des « contrôles électroniques, mais moins performants que notre badge qui est un système de reconnaissance visuel », explique Jean-Pierre Viguié. Par son prix, « parce qu’il est dix fois moins cher que les systèmes existants ». Parce que cette sorte de mouchard thermique « pourrait bien soulever quelques surprises » et bousculer certaines habitudes.

À l’assaut du marché

Le badge se destine aux produits agroalimentaires et à des produits liés à la santé (vaccins et autres). En période de certification, il se lance sur le marché « mondial ». « Nous venons d’embaucher une directrice export, un directeur marketing et commercial. On va bientôt recruter un directeur technique. On envisage d’avoir une dizaine de salariés sur les machines », annonce Olivier Rayant.

Une machine prototype fabrique 1 500 à 2 000 badges par jour, mais le but est de passer de l’échelle expérimentale à l’industrielle très rapidement. Et le marché est immense : « Par jour, en France, 62 000 tonnes de produits alimentaires sont transportées dans des camions frigo, un million de tonnes dans le monde. Sur les 22 000 produits pharmaceutiques livrés par jour dans l’hexagone, un tiers est soumis à un contrôle température. »

« L’hygiène et la traçabilité des produits vont devenir une des préoccupations des fabricants. Un système comme le nôtre valorisera les entreprises sérieuses. » Du producteur à l’entreposeur, en passant par le transporteur. « Il générera un capital confiance aux professionnels qui l’utilisent », vante Olivier Rayant.

Un investisseur vient d’engager « 250 000 € » dans l’entreprise. Starquest capital, représenté par Emmanuel Gaudé, assure « son accompagnement dans la durée ». Il vient de découvrir Fontenay-le-Comte, les locaux de Tracers Technology situés face à la Cavac, dans l’atelier d’un ancien grossiste en matériel électrique. C’est par le réseau Entreprendre en Vendée que Tracers s’est installé ici.

Ludovic Deblois (SunPartner) Sur BFM Business

Le créateur français Ludovic Deblois vient de recevoir, le 1er février, le prix du « Nobel Sustainability Supported Clean Tech Company 2013″ décerné par la famille Nobel. Celle-ci souhaite par ce titre « encourager l’action plutôt que les délibérations afin d’accélérer la transition vers le développement durable et d’assurer la mise en œuvre de projet soutenable sans plus tarder ».

Le lauréat était l’invité, ce lundi 4 février, de Good Morning Business. « Révolutionner notre quotidien » : c’est le pari du président de Sunpartners et de Wysips (What You See Is Photovoltaïc Surface). Ludovic Deblois explique, qu’il a mis au point « un composant en verre, transparent, qui peut se déposer sur n’importe quelle surface (écran de téléphone, façade de bâtiment …) et qui transforme ce support en surface autoproductrice d’énergie issue de la lumière, naturelle ou artificielle ».

Il prend l’exemple d’un téléphone portable. « Le composant sera complétement intégré à l’écran et va apporter de l’énergie. Il pourra éviter que le téléphone tombe en passe, dans les pays où la lumière est peu abondante. Dans les pays du Sud, l’exposition à la lumière va permettre au téléphone de se recharger tout seul ».

 

Wysips va dévoiler son smartphone solaire

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   La société française Wysips, filiale du groupe Sunpartner, présentera fin février au Mobile World Congress de Barcelone, un smartphone équipé d’un film transparent permettant la recharge de la batterie à l’énergie solaire ou artificielle.

3 ans de développement et 30 brevets déposés : le chemin a été long pour Wysips avant de pouvoir exposer au public un premier smartphone équipé de sa technologie de film photovoltaïque transparent et souple. Permettant de recharger l’appareil sans aucune autre source d’énergie que la lumière, cette première génération de pellicule photovoltaïque produit 5,8 milliwatt crête par cm² (dans des conditions d’ensoleillement favorables) et nécessite une exposition de 6 heures pour recharger complètement la batterie.

D’un point de vue technique, la surface ondulée du film transparent contient de minuscules lentilles semi-cylindriques de quelques microns de diamètre ainsi qu’une très fine couche de cellules photovoltaïques courant en serpentin. Apposé en dessus ou en dessous de l’écran du smartphone, le film convertit et gère l’énergie produite grâce à une puce électronique à laquelle il est connecté.

Ludovic Deblois, président de Wysips, rappelle que son produit peut être adapté à tout types d’appareils portatifs (téléphone portable, tablettes, ebook…). Pour un investissement unitaire de 1 euros, les constructeurs vont ainsi pouvoir réduire la taille de leur batterie de 20% voir simplement la supprimer pour les pays au taux d’ensoleillement élevé. Selon M. Dubois, d’ici 2016 “le film photovoltaïque sera indispensable aux mobiles” .