Monthly Archives: October 2013

Diverchim récompensé par le Prix Pierre Potier 2013

Le palmarès du Prix Pierre Potier 2013 a été dévoilé le 10 septembre au Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, en présence d’Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement productif. A cette occasion, cinq innovations de la chimie en faveur du développement durable ont été récompensées. Diverchim, l’une des premières entreprises entrées dans le portefeuille Starquest en 2008, a été distinguée pour sa gamme de réactifs « Cyclopropane », plus respectueux de l’environnement, au service des industries pharmaceutiques et cosmétiques.

Le procédé Diverchim simplifie la fabrication de molécules thérapeutiques. La société a mis au point des intermédiaires – des motifs cyclopropanes fonctionnalisés – qui s’introduisent facilement dans la synthèse de molécules complexes. Ces réactifs sont obtenus par un procédé ne générant que de l’azote et le produit aisément isolable (ce qui économise des solvants organiques). L’innovation a déjà permis de proposer une synthèse alternative d’un traitement de l’insomnie. Les prix Potier, qui récompensent des démarches écoresponsables dans la chimie, ont aussi retenu cette année le polymère Rilsan HT d’Arkema, destiné aux applications à haute température. Seppic, filiale du groupe Air liquide, a également été distinguée pour un ingrédient biosourcé de formule détergente, et BASF pour son procédé de peinture de caisses d’automobiles en phase aqueuse.

Sur le Prix Pierre Potier :

Le prix Pierre potier a été créé en mémoire de la contribution scientifique capitale de Pierre Potier, chimiste et pharmacien qui a développé des médicaments anticancéreux en imitant les substances produites par les plantes. Le Prix, crée en 2006 par le ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie récompense les innovations chimiques qui contribuent au respect de l’environnement. Très apprécié par les entreprises, le Prix est devenu un label de référence pour les institutions et le marché industriel international, confortant ainsi la politique de développement des lauréats.

Sources : Usine Nouvelle « Diverchim reçoit un Prix Potier 2013 » 12/09/13 ; axelera.org ;

http://www.diverchim.com/

Tracers Technology traque la chaîne du froid avec ses étiquettes intelligentes (La Tribune)

La start-up a travaillé pendant quatre ans sur la température de fusion et la physique des matériaux pour mettre au point un procédé de mesure qui épouse l’inertie thermique des marchandises. Ses données sont irréversibles et inviolables. Elle est labellisée par le pôle de compétitivité Novalog.

Ces lots de yaourts, de steaks surgelés, de fleurs ou de vaccins ont-ils été maintenus à température constante entre leur fabrication et leur livraison? “S’il est facile de tracer un véhicule, jusqu’ici il était impossible de garantir qu’un colis n’ait pas subi de ruptures irrémédiables de la chaîne du froid”, explique Olivier Rayant, co-créateur de Tracers Technology, PME spécialisée dans la fabrication de badges personnalisables, irréversibles et inviolables.
Des mouchards, en somme, programmés selon les besoins pour surveiller des températures comprises entre -35° et +35°. Car un témoin change de couleurs en cas de dépassement des seuils et le code barre se modifie de lui-même. Imparable. Rendues lisibles, ces données peuvent être archivées par Tracers Technology qui développe actuellement une application pour gérer ces informations à partir, d’un smartphone, d’une tablette, etc. En un an et demi d’activité, l’entreprise (7 personnes), implantée Fontenay-le-Comte (Vendée), a généré un chiffre d’affaires de 300.000 euros.

Une traçabilité soutenue

Créée en 2011 après quatre ans de recherches (500 000 euros en R&D), Tracers Technology a travaillé sur la température de fusion et la physique des matériaux pour mettre au point un procédé de mesure qui épouse l’inertie thermique des marchandises. Labellisée par le pôle de compétitivité normand Novalog, la PME a bénéficié d’importants soutiens qui ont crédibilisé sa démarche (Atlanpole, Aquimer, EMC2, Végépolys, Michelin, EADS Développement, etc.) et accéléré son développement.
Une première levée de fond de 250 000 euros a été réalisée auprès de Starquest Capital, fin 2012. Une deuxième d’un million d’euro est programmée pour la fin de l’année. Elle mène une stratégie de propriété intellectuelle poussée avec le dépôt de trois brevets. Quatre autres sont en cours. Objectif : tripler le chiffre d’affaires dès cette année en s’ouvrant aussi plus largement aux secteurs du médical, des végétaux, de l’aéronautique… pour compenser les éventuelles “désorganisations” de l’agroalimentaire.

Sur Tracers Technology :

La PME fabrique des badges personnalisables, programmés selon les besoins pour surveiller des températures pouvant aller de -35° à +35°C. En cas de dépassement des seuils fixés, un témoin change de couleur et le code barre se modifie de lui-même. © Tracers Technology. http://www.tracers-technology.com/

Source : La Tribune.

 

Réussite: Comment la PME SunPartner a conquis le géant chinois de la téléphonie mobile (Les Echos Business)

Le groupe chinois TCL va intégrer la solution de production autonome d’énergie dans ses portables. La PME d’Aix vient de lever 2,1 millions d’euros auprès du Crédit Agricole.

Bientôt la fin des chargeurs pour les smartphones de TCL Communication ? Après deux autres producteurs, le géant chinois de la téléphonie mobile classé numéro sept mondial, vient de signer une demande de test d’intégration du film solaire souple et transparent mis au point par la société aixoise SunPartner. « Ses équipes d’ingénierie vont évaluer notre technologie à des fins de production sous licence au premier semestre 2014 », indique Ludovic Deblois, président-fondateur de cette start-up considérée comme une des plus prometteuses des nouvelles technologies de l’énergie (NTE) solaire. Si les tests sont concluants, le film trouvera place sur plusieurs millions d’appareils haut de gamme vendus sous les marques TCL et Alcatel One Touch.

Pour se rendre quasiment invisible à l’œil, la technologie de SunPartner baptisée Wysips (« What You See is Photovoltaic Surface ») se fonde sur un réseau de microlentilles assemblées sur une couche mince photovoltaïque qui peut être intégrée sur ou sous l’écran tactile. Connecté à une puce qui convertit et gère l’électricité produite à partir de la lumière du jour, le film peut recharger l’appareil en quelques heures. Le composant est bon marché, moins d’un euro pièce, ce qui permet de réduire de 20 % la taille de la batterie.

33 brevets déposés par la PME !

Créé en 2009, le groupe a déposé 33 brevets pour protéger son invention et levé 9,1 millions d’euros en cinq manches. Le dernier – d’un montant de 2,1 millions d’euros – a été conclu ces jours-ci avec notamment le Crédit Agricole, la Société Photovoltaïque de l’Est et des « business angels » de renom, tels que Jean-Pierre Gloton, cofondateur de Gemplus. Une nouvelle augmentation de capital de 8 millions d’euros sera souscrite d’ici à mars prochain pour accompagner les développements internationaux et financer l’installation d’une ligne pilote pour la fabrication de préséries.

SunPartner vise un marché de près de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici à 2015. A cette date, l’industrie mondiale devrait produire 570 millions de smartphones dont la moitié au moins sera équipée d’un écran tactile, contre environ 10 % aujourd’hui. « Le film solaire leur sera indispensable », estime Ludovic Deblois.

Le nomadisme ne sera pas son seul marché. « Notre technologie trouve un débouché partout où se justifie le besoin d’une solution sans fil autonome en énergie, poursuit le patron, signalétique, affichage publicitaire, vitrage intelligent… », ajoute-t-il. La PME vient de signer un premier accord de licence dans ce domaine avec l’équipementier aéronautique Vision Systems, qui prévoit la mise au point d’un vitrage auto-obscurcissant pour les hublots d’avions, et serait sur le point de signer avec Schneider Electric un contrat de codéveloppement d’appareils autonomes pour le bâtiment comme les détecteurs incendie ou les thermostats.

Source: Paul Molga, Correspondant à Marseille pour Les Echos Business