Voir le capital-risque avec les yeux d’un entrepreneur

Nous venons, en juin, de doubler notre collecte de fonds ISF que nous avons investis à travers vingt nouvelles prises de participation. En ces temps incertains où l’innovation et le capital-risque sont plus qu’essentiels, les raisons de ce succès sont intéressantes à analyser.
C’est avant tout la marque de confiance de nos 500 souscripteurs, de vrais capital-risqueurs qui s’ignorent, qui préfèrent notre approche entrepreneuriale aux montages purement financiers dont le seul objectif est de rendre au bout de 5 ans l’argent investi.
Nous investissons dans de vraies histoires d’entrepreneurs et assumons les risques qui vont avec, pour rechercher des plus-values, justes récompenses des risques pris. Nous ne nous contentons pas de rendre l’investissement initial au bout de 5 ans, c’est à dire laisser 100 % de la performance au seul effet fiscal, car c’est selon nous contraire à l’esprit de la loi, surtout dans la période de crise budgétaire actuelle.
Cette collecte qui est double de celle de l’année dernière est une surprise pour nous, parce que les taux d’imposition ISF avaient beaucoup baissé, et que l’ensemble du marché a constaté une baisse sensible de la collecte (environ -45 % en moyenne).
Cette campagne a donc permis 20 prises de participations, ce qui porte notre portefeuille global à 50 sociétés en forte croissance. Nous n’avons connu aucune faillite à ce jour, ce qui est totalement exceptionnel dans le métier. Ce qui prouve que notre modèle fonctionne, que l’on peut prendre des risques, et qu’il le faut si on veut vraiment pousser l’innovation.

Nous n’avons pas d’a priori sectoriel dans le choix de nos cibles d’investissement. Nous recherchons plutôt une configuration associant une vraie différentiation concurrentielle, soutenable dans le durée, rémunérée par de vrais avantages de prix, pilotée par un entrepreneur exceptionnel dont nous sondons en profondeur le potentiel et les risques. Nous ne sommes pas des fanatiques d’Excel. Encore moins des “Mozart“ du montage financier ou juridique. Ce qui compte c’est le couple formé par un entrepreneur et un projet et sa capacité à traverser un monde instable en construisant de la valeur quoiqu’il arrive.

Le risque, c’est maintenant que les dispositifs fiscaux changent encore et viennent rendre impossible le fait de continuer à drainer l’épargne des particuliers vers le capital-risque.
En France, plus personne ne veut prendre de risques. Les particuliers peuvent accepter de la faire, mais il faut une couverture au moins partielle de cette prise de risque.
Un taux de 50 % de réduction est juste, parce l’Etat et le particulier se partagent à égalité le risque. Un taux inférieur ne marchera pas. On va retomber dans les produits type FCPI distribués par les banques, dont on a vu les résultats déplorables.

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