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Entrepreneurs, face B de la France (Le Cercle Les Echos)

LE CERCLE. Les mêmes thèmes tournent en boucle partout. La France va dans le mur. Ce filon décliniste s’épuisant, les éditeurs poussent maintenant des titres “positifs”, sorte de soins palliatifs pour pays en déprime avancée. Pourtant, il suffirait de savoir regarder l’autre face du pays, celle du monde “antifragile” des entrepreneurs, pour découvrir que depuis toujours ce sont eux qui portent l’avenir.

On les connaît mal. D’abord parce qu’ils sont par essence disséminés, jamais regroupés en meutes, absents des groupes de pression. Peu étudiés en milieu universitaire (la filière Entrepreneurs était depuis toujours destinée aux marginaux indignes des voies royales de la finance ou du conseil dans les meilleures écoles de commerce), peu couverts par les médias (le bonheur de ces gens qui tiennent debout tout seuls et qui pourraient en plus devenir riches un jour ne fait pas un sujet d’audimat), totalement inconnus des politiques (vous avez déjà croisé un entrepreneur élu à l’Assemblée nationale ?), ces anarchistes n’existent que très sporadiquement, quand une statistique fait un entrefilet dans un journal, démontrant qu’ils sont responsables depuis toujours de plus de 85 % des créations d’emploi dans le pays.

Ou bien, en négatif, lorsqu’un entrepreneur ayant réussi verse dans les comportements du show-biz et occupe les écrans en expliquant pourquoi il quitte la France, ou bien pourquoi il revient, ou bien encore pourquoi il hésite (retenez-moi).

Le praticien de ce monde inconnu que je suis, ayant depuis 2000 investi dans plus de 80 très jeunes entreprises, peut témoigner de l’écart béant entre perception collective et réalité. Et surtout, des très belles leçons d’intérêt général dont tous les discours feraient bien de s’inspirer.

Ils sont tous très différents, uniques, ne répondent que de très loin aux règles de succès qui prévalent dans la construction de carrières corporate classiques.

•  Ils piétinent allègrement les lignes jaunes, transgressent l’ordre établi, créent du désordre et de l’insolence dans un monde saturé de précautions. Ils réhabilitent avec bonheur la notion de risque, indissociable depuis que l’Homme existe, de celui de progrès. Ce sont eux qui font avancer la machine collective, en créant les richesses dont découle tout le reste, et personne d’autre.

•  Leur seul pouvoir pour attirer les talents, ce n’est ni le salaire, ni la sécurité, ni le prestige ; c’est l’autonomie et la possibilité d’être moteur dans quelque chose qui pourrait devenir grand un jour. Peu importe le diplôme ou l’origine de ces talents. Ils restent de ce fait le seul véritable ascenseur social qui fonctionne en France.

•  L’argent n’est pas leur agenda central. S’ils deviennent riches un jour, ils en seront bien souvent les premiers étonnés. Ce qui les porte, c’est la passion de l’aventure qu’ils écrivent tous les jours. Loin, très loin des caricatures patronales classiques. Ils sont l’argent utile, à l’envers de l’argent fou qui ne s’injecte plus dans l’économie réelle et ne travaille plus que pour lui-même.

•  Ils ne présentent pas l’addition de leurs erreurs à la collectivité, ne tirent pas sur les chèques en bois de l’assistanat. Ils sont demandeurs de moins d’argent public (Xavier Niel vient de rappeler que la France était championne du monde pour les aides publiques à la création d’entreprises, avec… 1 175 dispositifs différents selon un rapport établi pour Bercy !), mais d’argent plus simple, et surtout de moins de gaspillages. Et ils acceptent la sanction de l’échec (aucune assurance chômage en cas d’échec par exemple).

En cela ils s’inscrivent en négatif par rapport aux penchants collectifs du pays, le refus de toute prise de risques, les comportements en castes et la défense absolue des acquis, la crispation stérile vis-à-vis de l’argent et l’immaturité économique, la dépendance vis-à-vis de la drogue dure de l’assistance, la fascination obsolète vis-à-vis de la complexité règlementaire qui prétend tout gérer.

Et si on écoutait plus souvent la face B ?

Arnaud Delattre – Le Cercle Les Echos – 15/10/2013.

L’ingénieux procédé éco-circulaire de Biofluides, vu par “Le nouvel Observateur”

Le procédé ERS, quadruplement breveté par Biofluides Environnement, s’inscrit dans une démarche d’« économie circulaire », selon la fameuse maxime “rien ne se perd, tout se transforme”. C’est ce qu’énonce Le nouvel Obs dans un article paru récemment, présentant des sociétés qui ont construit leur business model autour du recyclage.

En 2011, Starquest Capital a investi à hauteur d’un million d’euros dans la technologie de recyclage de la chaleur des eaux grises de Biofluides Environnement, et l’accompagne depuis dans son développement. L’idée initiale de la PME était d’adapter le brevet « degrés bleus » aux logements de particuliers, et elle a eu raison : aujourd’hui, les constructeurs de logements sociaux, ainsi que les hôpitaux et les usines agro-alimentaires –  qui cherchent à réduire leurs coûts – s’intéressent de plus en plus au système Biofluides.

Une fois de plus, Starquest Capital est fier d’encourager cette conception du business, et, à travers ses participations, compte poursuivre dans cette voie à la fois économiquement pérenne et écologiquement responsable.

Voir l’article “Mon lave-vaisselle est une chaudière” paru dans Le nouvel Observateur (04/04/13)

publié le 10/04/13

Vendée. Basée à Fontenay, Tracers lance son code-barre intelligent

Cette entreprise a inventé un système visuel qui permet de détecter toute rupture de la chaîne du froid. Un badge qui devrait révolutionner le transport, selon ses concepteurs.

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Comment être certain qu’un produit – qui doit être conservé à température froide ou négative – le reste quand il voyage ? Surtout si le point de chute est éloigné ? Tracers Technology a trouvé la solution. Elle a la dimension d’une carte de crédit et comporte des codes-barres, mais ceux-là sont « intelligents ». Etalonné à la température voulue, le badge voyage avec le produit, collé à l’emballage. En cas de rupture de la chaîne du froid, on ne peut plus lire un des codes-barres, il y a donc eu un problème. Ce badge « archive tout et en temps réel ». Il révélera, à quel moment, il y a eu dysfonctionnement.

Cette invention brevetée, mise au point par Tracers Technology, devrait « révolutionner le monde », d’après ses concepteurs : Jean-Pierre Viguié, le responsable recherche et développement, et Olivier Rayant, président.

Révolution ? Parce que jusqu’ici, on a des « contrôles électroniques, mais moins performants que notre badge qui est un système de reconnaissance visuel », explique Jean-Pierre Viguié. Par son prix, « parce qu’il est dix fois moins cher que les systèmes existants ». Parce que cette sorte de mouchard thermique « pourrait bien soulever quelques surprises » et bousculer certaines habitudes.

À l’assaut du marché

Le badge se destine aux produits agroalimentaires et à des produits liés à la santé (vaccins et autres). En période de certification, il se lance sur le marché « mondial ». « Nous venons d’embaucher une directrice export, un directeur marketing et commercial. On va bientôt recruter un directeur technique. On envisage d’avoir une dizaine de salariés sur les machines », annonce Olivier Rayant.

Une machine prototype fabrique 1 500 à 2 000 badges par jour, mais le but est de passer de l’échelle expérimentale à l’industrielle très rapidement. Et le marché est immense : « Par jour, en France, 62 000 tonnes de produits alimentaires sont transportées dans des camions frigo, un million de tonnes dans le monde. Sur les 22 000 produits pharmaceutiques livrés par jour dans l’hexagone, un tiers est soumis à un contrôle température. »

« L’hygiène et la traçabilité des produits vont devenir une des préoccupations des fabricants. Un système comme le nôtre valorisera les entreprises sérieuses. » Du producteur à l’entreposeur, en passant par le transporteur. « Il générera un capital confiance aux professionnels qui l’utilisent », vante Olivier Rayant.

Un investisseur vient d’engager « 250 000 € » dans l’entreprise. Starquest capital, représenté par Emmanuel Gaudé, assure « son accompagnement dans la durée ». Il vient de découvrir Fontenay-le-Comte, les locaux de Tracers Technology situés face à la Cavac, dans l’atelier d’un ancien grossiste en matériel électrique. C’est par le réseau Entreprendre en Vendée que Tracers s’est installé ici.

Wysips va dévoiler son smartphone solaire

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   La société française Wysips, filiale du groupe Sunpartner, présentera fin février au Mobile World Congress de Barcelone, un smartphone équipé d’un film transparent permettant la recharge de la batterie à l’énergie solaire ou artificielle.

3 ans de développement et 30 brevets déposés : le chemin a été long pour Wysips avant de pouvoir exposer au public un premier smartphone équipé de sa technologie de film photovoltaïque transparent et souple. Permettant de recharger l’appareil sans aucune autre source d’énergie que la lumière, cette première génération de pellicule photovoltaïque produit 5,8 milliwatt crête par cm² (dans des conditions d’ensoleillement favorables) et nécessite une exposition de 6 heures pour recharger complètement la batterie.

D’un point de vue technique, la surface ondulée du film transparent contient de minuscules lentilles semi-cylindriques de quelques microns de diamètre ainsi qu’une très fine couche de cellules photovoltaïques courant en serpentin. Apposé en dessus ou en dessous de l’écran du smartphone, le film convertit et gère l’énergie produite grâce à une puce électronique à laquelle il est connecté.

Ludovic Deblois, président de Wysips, rappelle que son produit peut être adapté à tout types d’appareils portatifs (téléphone portable, tablettes, ebook…). Pour un investissement unitaire de 1 euros, les constructeurs vont ainsi pouvoir réduire la taille de leur batterie de 20% voir simplement la supprimer pour les pays au taux d’ensoleillement élevé. Selon M. Dubois, d’ici 2016 “le film photovoltaïque sera indispensable aux mobiles” .

Biofluides : 4 brevets et un fonds pour une PME en plein développement – Les Echos

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Grâce à une technologie innovante protégée par 4 brevets, la PME Biofluides a su convaincre le fonds Startquest Capital.

« Ne gaspillez pas les calories de vos eaux grises  ! », tel pourrait être le slogan de la société Biofluides Environnement, qui a déjà une douzaine d’installations à son actif. Avec un principe simple : récupérer les calories de l’eau rejetée par nos douches ou autres lave- linge, encore à une température moyenne de 25 ou 30 °C. Un véritable gâchis sur lequel le suisse Rabtherm s’est penché pour développer un système commercialisé en France par Lyonnaise des Eaux sous le nom de « Degrés Bleus », pour équiper les écoquartiers.

Alors qu’Alain Mouré, fondateur de Biofluides, a développé sa technologie Energy Recycling System (ERS) pour l’eau sanitaire et le chauffage des immeubles. Protégé par quatre brevets, ce système assez compact peut être installé dans des bâtiments existants. Un investissement lourd pour cette entreprise, qui s’est, du coup, retrouvée en difficulté financière.

Un million d’euros du fonds Starquest Capital pour se développer

Jusqu’à l’arrivée du fonds Starquest Capital, spécialisé dans les « cleantechs », qui a investi 1 million d’euros l’an dernier et pris le contrôle de la société, dont Alain Mouré reste le président, chargé de la R&D. « Notre système peut fournir de 40 à 60 % de l’eau chaude sanitaire d’un immeuble », assure Denis Fournier, directeur général de Biofluides Environnement, qui vient d’équiper avec sa technologie un ensemble de 82 logements sociaux au coeur de Paris (photo), livrés ce mois-ci par ICF Habitat La Sablière. « C’est une technologie très efficace qui permet d’atteindre les obligations réglementaires en matière d’efficacité énergétique », note Jean-Pierre Hue, responsable du pôle technique et énergie du bailleur social, filiale de la SNCF, qui va réhabiliter une tour de 30 étages et 170 logements à Paris, en visant le label BBC.

Biofluides

Date de création : 2006
Président : Alain Mouré
Chiffre d’affaires : 2,4 millions d’euros en 2013 (au 31 mars)
Effectif : 14 personnes
Secteur : chauffage