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Zeta valorise l’énergie des déchets verts (Les Echos Business)

Innovant dans le domaine de valorisation des déchets et de production d’énergie, la PME Zeta vient de lever un million d’euros.zeta

Pour valoriser les déchets verts qui finissent dans les incinérateurs, Etienne Franck, président-fondateur de Zeta, a imaginé une unité de production d’énergie en circuit court, dont le premier exemplaire vient d’être inauguré à Tourves (Var). Ce site pilote, qui a nécessité 2,7 millions d’euros d’investissement impliquant le Syndicat intercommunal pour la valorisation et l’élimination des déchets, produira 7.000 tonnes de pellets à partir des matières ligneuses collectées dans les 16 communes de l’agglomération.

En échange d’une location du terrain contigu à la principale déchetterie, à un prix attractif, et du droit d’y puiser la matière première nécessaire, Zeta fournira à la collectivité des granulés à tarifs préférentiels pour alimenter ses chaudières. « Nos prix sont trois fois moins élevés que le fuel et la performance calorifique de nos pellets est supérieure aux produits concurrents du bois », assure Etienne Franck. Pour atteindre ce niveau, il a conçu une machine dérivée des recherches en aéronautique, qui utilise une tuyère pour expulser la matière à grande vitesse et créer un frottement accélérant leur assèchement. Résultat : les pellets obtenus présentent un taux d’humidité inférieur à 13 %, soit de trois à quatre fois moins que les produits existants.

Export et réseau de sites de fabrication d’énergie

Hormis à l’exportation dans des zones sensibles au développement durable, qui devraient générer jusqu’à 50 % de son chiffre d’affaires, Zeta ne vendra pas ses unités. « En France, nous voulons constituer un réseau propriétaire d’une quarantaine de sites de fabrication d’énergie de proximité d’ici à 2020 », ambitionne le président. Croyant au modèle, le fonds Starquest vient d’investir 1 million d’euros et détient environ le quart du capital.

 Paul Molga, correspondant à Marseille.

Date de création : 2009

Président : Etienne Franck

Chiffre d’affaire : 1,2 million d’euros en 2013 (prévisions)

Effectifs : 10 personnes

Secteur : Efficience Energétique

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Etienne Franck, Zeta

 

ITK optimise l’usage des pesticides et séduit un groupe US (Les Echos Business)

Permettre aux agriculteurs de réduire l’usage de pesticides grâce à des solutions logicielles : le créneau de la start-up ITK a séduit le géant américain Land O’Lakes.

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Crédits photo : ITK  -  ITK Vigne est un outil permettant de piloter l’état hydrique des vignes

Le credo d’Eric Jallas, président d’Intelligence Technology & Knowledge (ITK) est de rendre l’agriculture moins avide de pesticides. Grâce à ses solutions logicielles qui combinent quatre critères : prévisions météorologiques, développement des maladies, croissance des plantes et efficacité des traitements.

Les agriculteurs et viticulteurs peuvent ainsi voir « sur des modèles mécanistes, car on est sur du fonctionnement réel et pas de la probabilité, si telle ou telle maladie peut devenir virulente sur sa parcelle dans les cinq jours qui viennent », explique le président d’ITK, localisé à Clapiers (Hérault).

Réduction de 30 à 40 % des pesticides

Ses outils d’aide à la décision : Movida, spécifique au mildiou et l’oïdium, ITK Vigne et Préco Vision permettent de réduire de 30 à 40 % l’usage de pesticides. « Un progrès économique et écologique, quand on sait que la vigne utilise en France 20 % des pesticides pour 3,5 % de la surface agricole utile ». En clair, ces modèles prédictifs évitent aux agriculteurs et viticulteurs un traitement systématique.

Un groupe américain au capital

Séduit par le potentiel de la start-up, l’américain Land O’Lakes vient de prendre une participation minoritaire au capital. Implanté dans 51 pays et fort de 5.000 techniciens, le groupe « va distribuer nos logiciels, principalement en Amérique du Sud et aux Etats-Unis », se réjouit Eric Jallas.

En s’appuyant sur ce partenariat, ITK compte plus que doubler son chiffre d’affaires de 2 millions d’euros en 2012 à 4,6 millions en 2014 et recruter 35 docteurs en informatique, mathématique, modélisation et agronomie, d’ici à fin 2015. Sa prochaine phase de R&D portera sur des conseils aux producteurs de blé, de maïs, de coton et de soja. Pour soutenir sa croissance, ITK envisage de lever « entre 3 et 5 millions d’euros au premier semestre 2014 », annonce son PDG.

 

Date de création : 2003
Président : Eric Jallas
Chiffre d’affaires : 2 millions d’euros en 2012
Effectif : 38 personnes
Secteur : agriculture

Les Echos Business – Hubert Vialatte – Correspondant à Montpellier

Entrepreneurs, face B de la France (Le Cercle Les Echos)

LE CERCLE. Les mêmes thèmes tournent en boucle partout. La France va dans le mur. Ce filon décliniste s’épuisant, les éditeurs poussent maintenant des titres “positifs”, sorte de soins palliatifs pour pays en déprime avancée. Pourtant, il suffirait de savoir regarder l’autre face du pays, celle du monde “antifragile” des entrepreneurs, pour découvrir que depuis toujours ce sont eux qui portent l’avenir.

On les connaît mal. D’abord parce qu’ils sont par essence disséminés, jamais regroupés en meutes, absents des groupes de pression. Peu étudiés en milieu universitaire (la filière Entrepreneurs était depuis toujours destinée aux marginaux indignes des voies royales de la finance ou du conseil dans les meilleures écoles de commerce), peu couverts par les médias (le bonheur de ces gens qui tiennent debout tout seuls et qui pourraient en plus devenir riches un jour ne fait pas un sujet d’audimat), totalement inconnus des politiques (vous avez déjà croisé un entrepreneur élu à l’Assemblée nationale ?), ces anarchistes n’existent que très sporadiquement, quand une statistique fait un entrefilet dans un journal, démontrant qu’ils sont responsables depuis toujours de plus de 85 % des créations d’emploi dans le pays.

Ou bien, en négatif, lorsqu’un entrepreneur ayant réussi verse dans les comportements du show-biz et occupe les écrans en expliquant pourquoi il quitte la France, ou bien pourquoi il revient, ou bien encore pourquoi il hésite (retenez-moi).

Le praticien de ce monde inconnu que je suis, ayant depuis 2000 investi dans plus de 80 très jeunes entreprises, peut témoigner de l’écart béant entre perception collective et réalité. Et surtout, des très belles leçons d’intérêt général dont tous les discours feraient bien de s’inspirer.

Ils sont tous très différents, uniques, ne répondent que de très loin aux règles de succès qui prévalent dans la construction de carrières corporate classiques.

•  Ils piétinent allègrement les lignes jaunes, transgressent l’ordre établi, créent du désordre et de l’insolence dans un monde saturé de précautions. Ils réhabilitent avec bonheur la notion de risque, indissociable depuis que l’Homme existe, de celui de progrès. Ce sont eux qui font avancer la machine collective, en créant les richesses dont découle tout le reste, et personne d’autre.

•  Leur seul pouvoir pour attirer les talents, ce n’est ni le salaire, ni la sécurité, ni le prestige ; c’est l’autonomie et la possibilité d’être moteur dans quelque chose qui pourrait devenir grand un jour. Peu importe le diplôme ou l’origine de ces talents. Ils restent de ce fait le seul véritable ascenseur social qui fonctionne en France.

•  L’argent n’est pas leur agenda central. S’ils deviennent riches un jour, ils en seront bien souvent les premiers étonnés. Ce qui les porte, c’est la passion de l’aventure qu’ils écrivent tous les jours. Loin, très loin des caricatures patronales classiques. Ils sont l’argent utile, à l’envers de l’argent fou qui ne s’injecte plus dans l’économie réelle et ne travaille plus que pour lui-même.

•  Ils ne présentent pas l’addition de leurs erreurs à la collectivité, ne tirent pas sur les chèques en bois de l’assistanat. Ils sont demandeurs de moins d’argent public (Xavier Niel vient de rappeler que la France était championne du monde pour les aides publiques à la création d’entreprises, avec… 1 175 dispositifs différents selon un rapport établi pour Bercy !), mais d’argent plus simple, et surtout de moins de gaspillages. Et ils acceptent la sanction de l’échec (aucune assurance chômage en cas d’échec par exemple).

En cela ils s’inscrivent en négatif par rapport aux penchants collectifs du pays, le refus de toute prise de risques, les comportements en castes et la défense absolue des acquis, la crispation stérile vis-à-vis de l’argent et l’immaturité économique, la dépendance vis-à-vis de la drogue dure de l’assistance, la fascination obsolète vis-à-vis de la complexité règlementaire qui prétend tout gérer.

Et si on écoutait plus souvent la face B ?

Arnaud Delattre – Le Cercle Les Echos – 15/10/2013.

Biofluides : 4 brevets et un fonds pour une PME en plein développement – Les Echos

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Grâce à une technologie innovante protégée par 4 brevets, la PME Biofluides a su convaincre le fonds Startquest Capital.

« Ne gaspillez pas les calories de vos eaux grises  ! », tel pourrait être le slogan de la société Biofluides Environnement, qui a déjà une douzaine d’installations à son actif. Avec un principe simple : récupérer les calories de l’eau rejetée par nos douches ou autres lave- linge, encore à une température moyenne de 25 ou 30 °C. Un véritable gâchis sur lequel le suisse Rabtherm s’est penché pour développer un système commercialisé en France par Lyonnaise des Eaux sous le nom de « Degrés Bleus », pour équiper les écoquartiers.

Alors qu’Alain Mouré, fondateur de Biofluides, a développé sa technologie Energy Recycling System (ERS) pour l’eau sanitaire et le chauffage des immeubles. Protégé par quatre brevets, ce système assez compact peut être installé dans des bâtiments existants. Un investissement lourd pour cette entreprise, qui s’est, du coup, retrouvée en difficulté financière.

Un million d’euros du fonds Starquest Capital pour se développer

Jusqu’à l’arrivée du fonds Starquest Capital, spécialisé dans les « cleantechs », qui a investi 1 million d’euros l’an dernier et pris le contrôle de la société, dont Alain Mouré reste le président, chargé de la R&D. « Notre système peut fournir de 40 à 60 % de l’eau chaude sanitaire d’un immeuble », assure Denis Fournier, directeur général de Biofluides Environnement, qui vient d’équiper avec sa technologie un ensemble de 82 logements sociaux au coeur de Paris (photo), livrés ce mois-ci par ICF Habitat La Sablière. « C’est une technologie très efficace qui permet d’atteindre les obligations réglementaires en matière d’efficacité énergétique », note Jean-Pierre Hue, responsable du pôle technique et énergie du bailleur social, filiale de la SNCF, qui va réhabiliter une tour de 30 étages et 170 logements à Paris, en visant le label BBC.

Biofluides

Date de création : 2006
Président : Alain Mouré
Chiffre d’affaires : 2,4 millions d’euros en 2013 (au 31 mars)
Effectif : 14 personnes
Secteur : chauffage